L'emploi de ne comme négation d'une proposition n'a jamais été pris tellement au sérieux par les grammairiens et les linguistes. Ils estiment qu'il s'agit soit d'un archaïsme2 soit d'un figement3 soit d'une variante stylistique de la négation de phrase ne ... pas,4 mais en tout cas pas d'un emploi normal en français contemporain. Hormis les grammaires, les travaux descriptifs (Cristea 1971, Gaatone 1971, Portier 1939) et quelques considérations rapides dans Culioli (1988), le phénomène a fait l'objet d'une seule étude, celle de Muller (1991).
Pour Muller, ne négatif est un archaïsme. Il s'emploie ainsi non pas à cause de quelque propriété inhérente, mais par défaut, parce que pas ne s'emploie pas (1991: 226, 227, 314-315). Pas, quantifieur négatif de valeur absolue, serait omis quand le contexte contiendrait un élément à valeur plus relative qui comme un terme à polarité négative5 ou un subjonctif ne serait pas propre à exclure l'existence de ce qui est en cause. Ceci permet d'expliquer la fameuse valeur de négation atténuée de ne décrite par tant de grammairiens6: ne a une valeur atténuée parce qu'il accompagne un terme à valeur non-catégorique. L'auteur reprend donc pour l'essentiel la théorie de la discordance et de la forclusion de Damourette et Pichón (1940), théorie qu'il rejette pourtant à cause de son absence de fondements syntaxiques (1991: 207-8).
La pétition de principe selon laquelle ne est une négation verbale résiduelle n'est justifiée en rien par l'exposé de l'auteur; les régularités distributionnelles que le lecteur peut observer permettent en fait de croire le contraire.
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L'emploi de ne négatif se retrouve le plus souvent à l'écrit, l'usage du mot étant en voie de disparaître à l'oral, et dans les contextes où est valorisé l'emploi de formes prestigieuses comme les textes littéraires où nous avons trouvé plusieurs exemples particuliers.
Les énoncés qui permettent cet emploi se caractérisent par la présence
d'un facteur sémantique virtualisant, qui met en cause l'existence de la
prédication verbale.
Ainsi, les conditionnelles7 et les interrogatives permettent cet emploi
de ne:
1. a. Si le grain ne meurt, il verra le soleil.
b. N'est-il déjà parti en vacances?
c. Je me demande s'il n'est déjà parti en vacances?
de même que les impérativesH:
2. a. Ne me défiez! (Céline 1987: 11)
b. Ne manquez le «Nouvelliste» de mardi prochain. (TLFQ: 3. 2. 1921,
Le Nouvelliste, p. 2)
On retrouve ne dans les subordonnées régies par pour9iH):
3. a. (...) je faisais l'impossible pour qu'une engueulade ne survînt entre
nous. (Céline 1988: 278)
b. Il est dans cette montagne trop de secrets, trop de non-dits, pour
que le général Sharon et son état-major, forts de leur seule force, n'y
perdent un peu de leur hébreux. (Muller 1991: 237)
Bien que ne soit attesté dans les subordonnées liées à un recteur à
valeur évaluative:
4. a. Comme c'est triste que la société ne soit un perpétuel bal blanc!
(Uamourette et Pichon 1940: 169)
b. Le voyant déçu de ne trouver parmi elles la compagne ... (Grevisse
1986 : 1481)
son emploi est restreint dans ce contexte, vraisemblablement à cause de
l'ambiguïté qui y peut subsister entre son interprétation négative et
explétive.11
On trouve ne dans des propositions dépendant de principales affectées
de modalité négatives; la subordonnée peut être une complétive objet:
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5. Je ne dis pas que d'un côté comme de l'autre il n'y ait à cacher d'assez
vilaines turpitudes. (Gaatone 1971: 79)
une complétive à valeur causale:
6. a. Ce n'était pas qu'il ne regrettât honnêtement son père. (Damourette
et Pichon 1940: 159)
b. Non qu'il ne soit fâcheux de le mécontenter. (Grevisse 1975: 936)
ou une consécutive:
7. Seule l'Afrique subsaharienne est en régression générale, mais son sous-sol regorge de richesses et elle n'est pas si peuplée qu'une aide internationale intelligente ne puisse venir à bout de ses maux. (Muller 1991: 237)
Ces contextes sont ceux qui régissent ordinairement un terme à polarité
négative (TPN, voir note (5.)). Comme les TPN d'ailleurs, ne doit être
dominé par le pronom interrogatif:
8 a Où n'est i! allé?'2
b. ??Il n'est allé où?
c. Pour qui a-t-il levé le petit doigt?
d. ?? Il a levé le petit doigt pour qui?
le conjonctif à valeur conditionnelle13:
9. a. Si le grain ne meurt, il verra le soleil.
b. Que le grain, ne meurt (et, 0) il verra le soleil.
c. Le grain ne meurt (? ? que, ? et, *0) il verra le soleil.
d. S'il lève le petit doigt, je lui en voudrai.
e. Qu'il lève le petit doigt (et, 0) je lui en voudrai.
f. Il lève le petit doigt (? ? que, et, ??o)je lui en voudrai.
ou le terme à valeur évaluative qui rend son emploi possible:
10. a. Rares sont ceux qui n'ont joint, un jour ou l'autre, le rang des
manipulateurs. (R. Rowan, 29. 5. 1993, «Livres pratiques», Le Devoir,
D3)
b. ? * Ceux qui n'ont joint le rang des manipulateurs un jour ou
l'autre sont rares.
Cependant, les TPN sont susceptibles de colorer négativement l'interprétationd'un
énoncé; ainsi l'énoncé Qui a levé le petit doigt? implique
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qu'aucune personne n'a travaillé. Par contre, Qui n'a travaillé implique
que toutes les personnes évoquées ont travaillé; ne est susceptible de
colorer positivement un énoncé.
Cette valeur argumentative confère donc une valeur de quantificateur
universel aux pronoms introduisant une proposition interrogative;11
ainsi, (11. a.) peut être paraphrasé par (11. b):
11. a. Où n'est-il allé?
b. Il estallé partout.
Il en va de même des propositions relatives à antécédent indéfini:
12. a. Il n'y a personne quineine parte en vacances,
b. Tous partent en vacances.
On retrouve ne associé à un ensemble de termes qui partagent une
valeur d'indétermination analogue, des pronoms indéfinis15:
13. a. Cet ami de Daniel qui lui prêtait sa chambre quand ils n'avaient où
cacher leur amour. (Gaatone 1971: 78)
b. D'entrée de jeu, la modernité de Manhattan Transfer n'échappera a
quiconque le lit pour la première fois. (}. Samson, été 1991,
«Impressions nouvelles», Spirale, p. 9)'°
c. Je me croyois bien fort parce que, qui que ce soit ne m'ayant parlé
de ce legs, ... j'étois en état de jurer là-dessus en plein parlement.
(Damourette et Pichon 1940: 233)17
d. Fabrice revint sur la grand route, où il n'y avait toujours âme qui
vive. (Le Bidois 1938: 647)
des syntagmes nominaux sans article,18 comme dans ne voir goutte, ne
dire mot, par exemple:
14. il n'est bouche qui le profère. (P. Claudel, 1922, Connaissance de l'Est
Mercure de France, p. 66)
des syntagmes nominaux à valeur superlative:
15. a. Même le gothique de ma chambre ne résistait aux mains énergiques
d'Anna. (Gaatone 1971: 78)
b. [...] le langage le plus élémentaire [...] n'allait sans accompagnement
de mystère. (J. Paulhan, 1984, Clef de la poésie, Gallimard, Paris, p.
82)
c. Il n'est de si bon cheval qui ne bronche.19
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d. On sent qu'il n'y aurait pour elle de pire disgrâce que d'être privée
d'aliment [...]. (L. Daudet, 1922, Le stupide XIXe siècle, Nouvelle
Librairie française, Paris, p. 88)
ou relative:
16. a. Il n'y avait pour elle d'autre issue que l'amour. (Gaatone 1971: 72)
b. Il n'y avait pour elle d'issue que l'amour.21
Ces (groupes) indéfinis auxquels s'associe ne ont donc un comportement referenti el analogue dans ces cas aux forclusifs personne, rien et aucun N, de la même façon que certains termes s'associant avec ne ont un comportement référentiel analogue au forclusif pas:
17. a. [...] elle jette son dévolu sur un homme qui ne la connaît du tout
[...]. (J. Basile, 6. 7. 1991, «Roger des Roches», Le Devoir, B7)
b. Elle ne le connaît le moins du monde.
c. Elle ne le connaît, si peu que ce soit.
En contexte très littéraire, les subordonnées relatives permettent l'empioi
de ne sans égard à la valeur de l'antécédent (contra Muller 1991:
236):
18. a. ... toi, donc, qui possédant aussi bien qu'homme du monde, tous les secrets de l'art et ceux de la nature, toutefois ne prescris, ni ne préconise, baumes, ni bols, ni les mastics mystérieux; toi, davantage, qui ne te fies aux élixirs .... (Wilmet 1976: 1077) b. Les feuilles que l'hiver ne ternit quand il passe. (Damourette et Pichon 1940: 166) c. On s'assoit pour manger. Aussitôt l'envie de vomir revient. Le pain est celui qu'il n'a mangé, celui dont le manque l'a fait mourir. (Grevisse 1986: 1481)
Cet emploi de ne peut aussi être motivé par la valeur du verbe qu'il détermine, qui n'établit pas l'existence de l'événement infinitif qui le détermine. Parmi eux, les verbes modaux, à l'exception de devoir et falloir.
19. a. Je suis presque heureux de ne pouvoir réfléchir [...]. (Gaatone 1971:
71)
b. Je ne savais que penser d'une pareille faiblesse. (Gaatone 1971: 71)
c. Et Céline s'obstinait àne vouloir (Damourette et Pichon 1940: 164)
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Ne ne s'emploie avec savoir que quand ce verbe dénote la certitude:
20. Je ne sais s'il danse.
plutôt que la possession de connaissance (Grevisse 1986: 1479):
21. a. ?*Jene sais danser,
b. Je ne sais pas danser.
De même, ne pouvoir évoque la possibilité:
11. a. Je ne peux danser.
b. En ce moment, je ne suis pas en mesure de danser.
plutôt que la capacité en tant que telle (Muller 1991: 232):
23. Je ne suis pas capable de danser.
Les autres verbes impliquent soit un engagement minimal du sujet dans
l'événement évoqué par l'infinitif:
24. a. Ceux qui venaient ne daignaient s'asseoir. (Grevisse 1975: 934)
b. [...] il n'ose lui demander l'heure [...]. (Gaatone 1971: 70)
c. Je ne parvenais à pencher d'un côté ou de l'autre. (Grevisse 1986:
1481)
soit le geste minimal que le sujet devrait faire dans les circonstances22:
25. a. C'est une bête égarée, ou morte, car elle ne bouge. (Grevisse 1975:
934)2'
b. Mais Belzébuth ne répond. Son regard est dilaté par la révélation des
forces secrètes de l'homme. (Damourette et Pichon 1940: 165)
c. Aux Pyrénées se rejoignirent, tous! ... Fritz et Français! ... ne se
battirent, burent, firent sisite, s'endormirent... (Céline 1987: 21)
minimum dénoncé par la possibilité d'adjoindre même pas à chacun des
énoncés.24
C'est peut-être la fonction d'auxiliaire d'infinitif souvent remplie par
les modaux (Muller 1991: 232) qui explique les exemples suivants:
26. a. Il connaît tous les métiers et a pratiqué tous les sciences, mais il ne
trouve à gagner sa vie. (Uamourette et Pichon 1940: 169)
b. Et tu ne me laisses aller. (Irigaray 1982: 110)
fonction qui caractérise aussi les auxiliaires aspectuels:
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27. a. Encore tu n'avais commencé à naître. (Irigaray 1982: 25)
b. Depuis ce temps-là, il n'arrête de tousser. (Damourette et Pichon
1940: 164)
Ces verbes évoquent la situation d'un événement par rapport à son
déroulement, événement singulatif ou itératif:
28. a. [...] la défiance qu'il ne cessa de nourrir envers le projet [...]. (Gaatone
1971: 70)
b. C'est toujours des choses de calcul... Ça n'en finit. (Damourette et
Pichon 1940: 164)
Ne s'emploie avec des modalités temporelles qui délimite le cadre de
non-réalisation d'un événement:
29. a. J'espérais qu'il ne m'avait depuis ces temps déjà lointains tout à fait
oublié [...]. (Céline 1988: 359)
b. Une occasion qui ne se représentera d'ici longtemps. (TLFQ: 6. 11.
1920, Le Nouvelliste, p. 7)
De même, on le trouve dans ¡es subordonnées de ces modalités, assnriés
à certains verbes dits composés:
30. a. Il a bien changé depuis que je ne l'ai vu. (Grevisse 1986: 1480)
b. Il y avait longtemps qu'on ne les avait vus. (Gaatone 1971: 76)
c. Voilà longtemps qu'il n'a tué quelqu'un. (Grevisse 1986: 1480)2b
d. Cela fait treize ou quatorze ans que nous ne nous étions vus. (Gaatone
1971: 77)
Ces expressions évoquent la période de non-réalisation de l'événement (Le Bidois 1938: 648, Wagner et Pinchón 1962: 393). Il y a brouillage dans ce contexte entre l'énoncé positif et négatif; l'évocation de la période de non-existence d'un événement:
31. a. Il a changé depuis que je ne l'ai vu.
b. Il a changé depuis que je ne l'ai pas vu.
ou celle de la dernière occurrence de cet événement:
c. Il a changé depuis que je l'ai vu.
déterminent deux points de vue sur une même situation. Ce brouillage
ne saurait cependant expliquer cet emploi contrairement à ce que
soutient Muller (1991: 238).¿0 Si tel était le cas, on s'attendrait d'une
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part à pouvoir employer ne dans d'autres contextes où l'énoncé positif
et négatif sont référentiellement équivalents27:
32. a. Le verre est à moitié rempli.
b. Le verre n'est pas à moitié rempli.
c. ?*Le verre n'est à moitié rempli.
ce qui n'est pas le cas. D'autre part, d'autres expressions qui déterminent
le cadre de non-réalisation de l'événement sans brouiller positif
et négatif favorisent cet emploi de ne:
33. Et la base [...] minaude autour de Robert Libman, l'ancien chef du Parti Égalité, celui qui sabotait la stratégie hydro-québécoise quand il n'était occupé, dans les capitales étrangères, à faire passer le gouvernement libéral pour la lie des démocraties nord-américaines. (L. Bissonnette, 2. 8. 1993, «Requiem pour les partis», Le Devoir, 12)
L'emploi de ne obéit donc à une logique interne, qui prévaut aussi dans
ses emplois non productifs. Ces emplois se caractérisent par l'absence
fréquente d'alternance avec le positif (Cristea 1971: 54):
34. a. Que ne suis-je déjà en vacances!
b. * Que suis-je déjà en vacances!
et l'impossibilité plus ou moins accusée d'employer la négation de
phrase pas (Muller 1991: 227):
35. ? * Que ne suis-je pas déjà en vacances!
Ne s'emploie donc de façon non-productive en interrogative (31.),28 en
conditionnelle:
36. a. Si ce n'est.
b. Si je ne m'abuse.
en imperative:
37. a. Le bien d'autrui tu ne prendras. (Grevisse 1986: 1481)
b. Manquer l'école ne ferez. (Cristea 1971: 54)
en proposition optative:
38. a. À Dieu ne plaise.
b. Qu'à cela ne tienne!
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et en complétive dépendant d'une principale négative:
39. a. Il fait partie de ces écrivains qui n'ont de cesse qu'ils n'aient exécuté
une scène. (G. Archambault, 21.3. 93, «À l'ombre de Baudelaire», Le
Devoir, D4)
b. L'artiste ne peut guère qu'il n'augmente l'intensité de son impression
observée. (Damourette et Pichon 1940: 158)
Ne s'associe à des locutions verbales qui marquent le non-engagement du locuteur dans un événement - il n'empêche, il n'importe -, ou qui y invitent - n'avoir crainte, n'avoir cure, n'avoir garde. Ces expressions ont sans doute servi de modèle à la production de l'énoncé suivant:
40. Je n'ai malheureusement fait attention à mes reins ... (TLFQ: 15. 2. 1913,
Le Soleil, p. 6)
Ne s'emploie donc comme négation de phrase dans des contextes qui impliquent la virtualisation de la prédication verbale en cause.29 C'est pourquoi il donne l'impression d'une négation polie, atténuée, non-catégorique. C'est aussi la raison pour laquelle à l'instar d'une négation atténuée comme guère il est peu utilisé comme négation argumentan've (Muller 1991: 231):
41. a. Max ne peut pas y aller demain mais bien après-demain.
b. ?* Max ne peut y aller demain mais bien après-demain.
c. ?* Max ne peut guère y aller demain mais bien après-demain.
puisque la négation polémique se fait en contexte à valeur actualisante, où on nie une croyance ou un énoncé antérieur. De même, comme guère et contrairement à pas, ne tend à porter sur l'ensemble de la proposition plutôt que sur une de ses parties (Larrivée 1993b)30:
42. a. Quoique tout le monde ne cessât de le voir. (=personne ne cessât)
(Damourette et Pichon 1940: 163)
b. Tout le monde ne cessât guère de le voir. (=personne ne cessât)
c. Tout le monde ne cessât pas de le voir. (=certains cessèrent)
D'ailleurs, ne s'associe souvent à des termes (indéfinis, TPN, depuis N)
sur lesquels la négation ne porte guère.
La négation de phrase ne est donc un emploi vivant du français écrit
contemporain, qui obéit à une cohérence sémantique indéniable.
Pierre Larrivée
Université Laval, Québec
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Résumé
Cet article discute de l'emploi de ne comme négation de proposition. Cet emploi semble corrélatif à la présence d'un facteur sémantique virtuel dans le contexte, facteur qui met en cause l'existence de la prédication verbale. En ce sens, il faut considérer que cet emploi est productif en français écrit contemporain puisqu'il obéit à une systématique d'ordre sémantique.
Bibliographie
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